Le stress mécanique représente l’impact qui s’accumule sur votre corps après l’effort (en raison de la distance, de l’intensité, du terrain ou du manque de récupération).
C’est la cause numéro un des blessures chez les coureurs. Le problème classique : « on en fait trop, trop vite », sans laisser au corps le temps de s’adapter.
Imaginez votre corps comme un verre et l’entraînement comme de l’eau. Si vous versez trop d’eau d’un coup, le verre déborde : c’est la blessure. Pour progresser sans casser, il faut laisser le temps à votre corps de s’adapter pour bâtir un plus grand verre (Build a bigger cup), augmentant ainsi votre tolérance à l’effort sur le long terme.
Pour éviter le débordement du verre, il est nécessaire de gérer votre charge globale, ce qui englobe : l’équilibre entre vos différents sports, le stress mécanique imposé à votre corps, la qualité de votre repos et votre nutrition
Que vous soyez débutant ou que vous visiez un nouvel objectif, augmentez vos efforts de façon très progressive en surveillant toujours deux paramètres clés : la distance et l’intensité.
C’est votre « zone rouge ».
Bien qu’il soit possible de l’estimer de façon théorique (220 moins votre âge), un test d’effort clinique reste la référence absolue. Pour des données précises, vous pouvez d’ailleurs réaliser vos tests de VO2 max et de lactate directement ici, avec notre équipe.
Graphiques reprédentants les attentes VS la réalité de progression imaginée par les coureurs
Lorsqu’on progresse nos objectifs, on essaie de changer qu’un seul paramètre à la fois : l’intensité OU la distance (voir programme reprise de course).
Ce sont les 5 zones de courses qui vont aider à monitorer l’intensité et à modérer nos efforts.
Lorsqu’un inconfort persiste, il faut tout d’abord diminuer le stress mécanique qu’on impose à notre corps, et être plus spécifique dans les exercices à exécuter pour permettre à certaines structures de s’adapter davantage.
Pour les cas qui ne sont pas trop irritables, le plan de match n’est pas d’arrêter complètement la course à pied. Au contraire, on voudra modifier nos paramètres de course pour diminuer le stress mécanique sur nos structures et apprendre de nouvelles habitudes de course (VOIR SECTION TECHNIQUE DE COURSE).
Grâce à une approche ciblée en physiothérapie et un plan de réadaptation progressif, le patient a pu améliorer sa condition et se préparer pour sa course de 10 km en trail.