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L’accrochage de l’épaule : la blessure la plus typique en natation

Publié jeudi le 28 octobre

L'accrochage de l’épaule : la blessure la plus typique en natation

Hayley Lippiatt, M.SC., Pht. et Sylvain Girard, Rédacteur, Nxt Generation PHYSIO.

La natation est l’un des sports qui en demande vraiment beaucoup à votre corps, surtout sur la partie haute. Par exemple, pour un seul entraînement de 5km, on compte 860 répétitions de mouvement pour un seul bras. Forcément, autant de répétitions demande un gros effort technique, pour maintenir un mouvement propre et éviter les blessures.

Mais plus l’effort est long, plus il est compliqué d’avoir une technique irréprochable. Déjà d’un point de vue mathématique. La proportion de commettre une erreur s’accroît avec la durée. Du point de vue anatomique, le corps se fatigue, il n’arrive plus à effectuer le mouvement correctement, ce qui entraîne des blessures de surutilisation. Et quelles sont les zones les plus touchées ? L’épaule, le scapula et la région thoracique.

L’accrochage de l’épaule, blessure typique des nageurs de crawl

Contrairement à la plupart des sports – et des idées reçues – en natation, le nageur se propulse à l’aide de ses épaules, et non de ses jambes. Bien qu’il soit dans l’eau, l’athlète doit répéter et répéter le mouvement pour tirer son corps. Si bien que, à force d’utiliser toujours les mêmes muscles et les mêmes articulations, la blessure arrive. En physiothérapie, on observe le plus souvent chez les nageurs un syndrome d’accrochage de l’épaule.

Nageur en eau libre, accrochage epaule

Cette blessure peut particulièrement affecter les nageurs de crawl. Dans la phase d’appui : la force induite à la main par l’eau peut créer une élévation de la tête humérale dans une position de flexion et rotation interne. Augmentant ainsi les risques d’accrochage. En d’autres termes, c’est comme si vous alliez fermer une fenêtre en hauteur. Mais au moment de la fermer, un coup de vent ouvre la fenêtre et pousse votre bras, déjà en élévation, vers l’arrière.

Dans la phase de recouvrement : l’extension de l’épaule cause une antériorisation de la tête humérale lorsque les muscles sont fatigués. Un accrochage peut alors vite arriver. La technique rentre ici aussi en compte. Si la main croise la ligne médiane du tronc lors de l’appui, ceci augmente aussi le risque d’accrochage à l’épaule.

La physiothérapie pour traiter et prévenir les blessures

Étant donné les nombreux efforts produits durant une séance de natation, il est bon de consulter régulièrement un physiothérapeute. Ce dernier sera très efficace pour traiter la blessure en question et retrouver le plein potentiel de l’athlète. Il est aussi important de venir même s’il n’y a pas de douleur. Le physiothérapeute agit aussi à titre préventif, en corrigeant la posture ou les imperfections du mouvement. Réduisant grandement les chances de contracter un accrochage de l’épaule.

Dans le cas où la blessure traîne, la douleur se fera de plus en plus forte car le tendon sera de plus en plus irrité. Il est aussi important de savoir que le repos à lui seul n’est pas suffisant pour une réhabilitation optimale. Ne rien faire ne va pas régler le problème, car une fois que le corps sera de nouveau soumis à un stress assez fort, la blessure va revenir.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à en faire part à Hayley Lippiat lors de votre rendez-vous.

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